32 millions de vies sauvées depuis 2002

Sophie Carreau
05 novembre 2019
Le Fonds mondial de lutte contre le VIH, la Tuberculose et le Paludisme est un partenariat international qui investit ainsi plus de 3 milliards d’euros chaque année pour lutter contre ces maladies. Selon son rapport de 2019, il a contribué à sauver 32 millions de vies depuis 2002. Découvrez les progrès réalisés par l’association sur plusieurs fronts en 2018.

1. Le VIH 

Motivé par l’objectif de donner l’accès à des thérapies antivirales à plus de personnes, le Fonds mondial a revu sa stratégie afin de faire d’importantes économies sur les traitements. Cela a permis aux pays qu’il soutient de soigner un plus grand nombre de malades. Le Fonds s’est également engagé à améliorer la portée et la qualité des services de prévention et de prise en charge.

Les adolescentes et les jeunes femmes étant les plus vulnérables aux infections à VIH, le Fonds mondial a donc quintuplé ses investissements destinés à combattre les inégalités de genre. 140 millions de dollars US ont été mobilisés pour financer des programmes de réduction des nouvelles infections à VIH. Objectif : prévenir la violence et les grossesses non-désirées, en ciblant les femmes et les filles des 13 pays les plus durement touchés par la maladie.

 

2. La tuberculose

Les malades non-identifiés représentent l’un des plus gros défis de la lutte contre la tuberculose. Le Fonds mondial investit donc afin d’améliorer la « recherche de cas ». Le partenariat est également la première source externe de financement de la « riposte aux formes de tuberculoses pharmaco-résistantes ». Il soutient la mise en service de nouveaux traitements afin de combattre  cette résistance mais aussi la mise en place d’une technologie de diagnostic moléculaire, qui améliorera la rapidité et la précision du dépistage de cette forme de la maladie.

 

3. Le paludisme

La résistance aux insecticides, ainsi qu’à l’artémisinine - une substance fabriquée par l’armoise annuelle, utilisée dans les traitements antipaludéen - augmente dans toute l’Afrique. Tout d’abord, le Fonds mondial a élargi l’accès aux moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée. Le Fonds mondial soutient aussi les campagnes de chimio-prévention du paludisme saisonnier et l’amélioration des outils de prévention et de traitement. Ainsi, un nouveau vaccin antipaludique pour combattre la résistance à l’artémisinine est annoncé. 

 

4. Le système de santé

Le Fonds mondial investit aussi dans le renforcement des systèmes de santé et des bases de données ; dans l’amélioration des chaines d’achat et d’approvisionnement ; dans la formation des professionnels de santé ; dans la consolidation des ripostes communautaires ; ou encore dans la promotion d’une offre de services plus intégrée.

 

Accélérer le mouvement

Selon le Fonds, 13 milliards d’euros supplémentaires aideraient à sauver 16 millions de vies, à réduire les taux de mortalité des trois maladies de moitié et à rendre les systèmes de santé plus solides. Le Fonds estime qu’en accélérant ainsi le mouvement, la communauté internationale pourrait en finir une bonne fois pour toutes avec ces épidémies.

En résumé, le Fonds mondial c’est…

  • 18,9 millions de personnes sous thérapie antirétrovirale contre le sida
  • 719.000 de mères séropositives ayant des médicaments pour les maintenir en vie et empêcher la transmission du VIH à leurs bébés
  • 5,3 millions de personnes dépistées et traitées pour la tuberculose
  • 131 millions de moustiquaires distribuées aux familles pour qu’elles puissent être protégées du paludisme
  • et en tout, 32 millions de vies sauvées depuis 2002.

 

Source : Fonds mondial

L’implication belge

 

En contribuant à hauteur de 241,9 millions d’euros au total en décembre 2018, la Belgique est le 16e donateur public du Fonds mondial. Au-delà du financement, la Belgique participe aussi à la gouvernance du Fonds mondial, aux instances de coordination nationale et est un partenaire essentiel pour faire avancer l’innovation scientifique.

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