Combattons la pollution plastique

Alain Baetens
27 juin 2018
Le thème de la Journée mondiale de l'environnement 2018 était consacré à lutte contre la pollution plastique. L'Inde, en sa qualité de pays hôte, a organisé divers événements et a montré sa volonté de s’attaquer sérieusement au problème et d’éveiller les consciences. La Belgique et l'UE y ont également mis tout en œuvre en faveur d'un environnement plus propre.


 

Cette année, l'Inde a accueilli la Journée mondiale de l'environnement le 5 juin et était également le pays cible de cette édition. À cette occasion, de petites et grandes manifestations ont été organisées dans tout le pays pour sensibiliser l'opinion publique à l'environnement et à la pollution. Une intéressante conférence sur la gestion de l'environnement s'est déroulée à New Delhi durant 5 jours.

L'Ambassade de Belgique - en coopération avec la délégation de l'UE à New Delhi et toutes les ambassades des États membres de l'UE - a activement contribué à accroître la visibilité du thème central : la lutte contre la pollution plastique. Bien que le plastique connaisse un large éventail d'applications, un soutien mondial semble se développer contre les plastiques dits « à usage unique » ou jetables, à savoir les bouteilles, les gobelets, les pailles, les cotons-tiges, le papier d'emballage et les sacs.


 

Bien que le plastique connaisse un large éventail d'applications, un soutien mondial semble se développer contre les plastiques dits « à usage unique » ou jetables, à savoir les bouteilles, les gobelets, les pailles, les cotons-tiges, le papier d'emballage et les sacs.

L'UE, source d'inspiration pour la gestion et la technologie environnementales



Au cours de la conférence, l'UE a eu l'occasion de partager les meilleures pratiques de plusieurs de ses États membres, dont la Belgique. La délégation de l'UE a expliqué leur proposition d'interdire 10 produits en plastique à usage unique. Les politiques et initiatives existantes en matière d'économie circulaire et de gestion des déchets étaient également au centre des débats. Ces politiques ont pour but de réduire le volume des déchets et d’éliminer les déchets marins, ainsi que de restaurer les sols et les cours d'eau.

M. Hafeez Rehman de l'Institution flamande pour la recherche technologique (VITO) a expliqué le rôle de pionnier européen de la Belgique dans la gestion des déchets et comment notre pays fait face au défi de la pollution plastique dans le cadre de l'UE. Entre autres, la méthode d'autotest mise au point par le SPF Santé publique a été évoquée. À l'aide de ce test, les entreprises peuvent empêcher l'émission de microplastiques dans l'environnement. M. Rehman a également cité l'initiative Zero Pellet Loss et les partenariats volontaires tels que celui du port d'Anvers où les capitaines de navires, les producteurs et les entreprises de logistique ont conclu des accords pour empêcher les billes de plastique de se retrouver dans l'environnement.

À l'invitation de l'UE et à la demande du ministère indien de l'Environnement, M. Ruben Van Steenbrugge de Recupel, qui organise la collecte et  le traitement des appareils électriques et électroniques mis au rebut, a donné un aperçu de la manière dont la Belgique traite les déchets électroniques. Il s'agit d'un flux de déchets de plus en plus important, pour lequel l'Inde se tourne vers l'Europe comme exemple de gestion. En octobre de l'année dernière, le ministère indien de l'Environnement a visité Recupel. Un atelier a également mis en lumière une forte demande pour la technologie et le savoir-faire européens. Le gouvernement indien a clairement montré son intérêt pour le fonctionnement et le modèle d'entreprise des usines de recyclage belges. Toutefois, elle a également posé de nombreuses questions sur la faisabilité pratique en Inde de la « collecte sélective et le tri des déchets », le « principe du pollueur-payeur », l'application de « taux différenciés » et l' « obligation de reprise » des entreprises.


 

Le gouvernement indien a clairement montré son intérêt pour le fonctionnement et le modèle d'entreprise des usines de recyclage belges. Toutefois, elle a également posé de nombreuses questions sur la faisabilité pratique en Inde.

Lors d'une session sur la coopération internationale pour l'assainissement du Gange (Mission nationale pour un Gange propre), la Belgique a souligné les connaissances et le savoir-faire belge en matière de technologie, de politique et de solutions commerciales qui peuvent être utilisées pour lutter contre la pollution des eaux et pour développer le bassin fluvial. Notre pays a également mis en avant l’existence du Clean Ganga Europe Desk, un partenariat entre VITO et IIT Kanpur, mis en place en mars de l'année dernière. L'objectif de cette association est d'accélérer la mise en œuvre de technologies innovantes et rentables en renforçant le dialogue entre le gouvernement indien, la Commission européenne et les parties intéressées dans les États membres de l'UE.


Combattre ensemble la pollution plastique



En matière de sensibilisation, le PNUE et son directeur exécutif Erik Solheim ont été très satisfaits de la collaboration avec l’Inde et des nombreux événements de sensibilisation qui ont été organisés à travers le pays. L'Inde a annoncé qu'elle se joindrait à l'initiative Clean Seas pour réduire la pollution des écosystèmes marins. Il interdira également tous les plastiques jetables à usage unique d'ici 2022.

 

Un événement « plogging » (pick-up litter while jogging = ramassage de déchets pendant le jogging) a été organisé près de la symbolique Porte de l'Inde avec la participation d'environ 70 personnes de la communauté diplomatique.

Des gens ramassent des déchets plastiques.
© Ambabel India

En collaboration avec l'ambassade de Suède et la délégation de l'UE, un événement « plogging » (pick-up litter while jogging = ramassage de déchets pendant le jogging) a été organisé près de la symbolique Porte de l'Inde avec la participation d'environ 70 personnes de la communauté diplomatique. Enfin, la délégation de l'UE et les ambassades de tous les États membres ont annoncé un « Engagement vert ». Désormais, elles empêcheront l'utilisation de plastique jetable dans les ambassades et seront plus conscientes de leur empreinte écologique. 

 

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