Droits de l’Enfant: un fil rouge dans la politique belge

Marie-Paule Duquesnoy & Valérie Carlier
16 mars 2018
Les enfants et les jeunes constituent plus de la moitié de la population des pays en développement. Ils sont jeunes et dépendants, et donc souvent vulnérables. Cette vulnérabilité est aggravée par la pauvreté, les inégalités et les crises humanitaires. La protection et la défense des droits des enfants mérite donc une attention toute particulière.

Selon l'UNICEF, un enfant sur 12 dans le monde vit dans un pays où ses perspectives d’avenir sont aujourd'hui plus négatives que celles de ses parents. De plus, 180 millions d'enfants vivent dans 37 pays où la probabilité de souffrir de pauvreté extrême, d’être déscolarisés ou de succomber à une mort violente est plus élevée qu’elle ne l’était il y a 20 ans.

La Coopération belge au Développement est résolument engagée dans la défense et la promotion des droits de l’Enfant et œuvre pour l’amélioration de la situation des enfants et des jeunes dans les pays les plus pauvres. Aperçu de quelques mesures prises récemment:

  • En 2017, la Coopération belge au Développement a renouvelé son appui à l’UNICEF par un engagement de 15 millions d’euros par an pendant 4 ans. L’UNICEF revêt un rôle unique et fondamental pour le bien-être et les droits de l’Enfant à l’échelle mondiale. Cela en fait le principal  partenaire de la Coopération belge au Développement en matière de droits de l’Enfant.
    Les deux partenaires ont par ailleurs de nombreuses priorités communes: l’égalité des sexes et la lutte contre la pauvreté et les inégalités. La Belgique soutient aussi l’engagement de l’UNICEF dans le domaine de la protection des enfants. Par exemple, en matière de lutte contre les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines et la violence envers les enfants.
  • La Belgique attache une attention particulière à la protection des enfants dans les situations de conflits armés. Ainsi, notre pays soutient depuis 2010 le mécanisme de monitoring et de rapportage créé il y a dix ans au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
    Par cet appui, la Belgique a contribué à la protection des enfants en République Centrafricaine, en RD Congo, au Mali, en Palestine, au Sud-Soudan, en Syrie et en Irak.
  • Le droit à l’éducation est un des droits de l’Enfant des plus importants. Et pas par hasard un des Objectifs de Développement durable (ODD4). La Belgique est activement impliquée dans le Partenariat Mondial pour l’Education (GPE) qui vise à offrir une éducation de qualité au plus grand nombre d’enfants. La contribution de la Belgique au GPE se monte à 6,5 millions d’euros par an pour la période 2017-2020. Construire des écoles ne suffit pas. Il faut assurer la qualité des apprentissage et de l’enseignement. En outre, une attention particulière doit être accordée aux populations vulnérables et à l’éducation des filles, tout comme aux initiatives qui offrent des formations qualifiantes.
    Que ce soit dans les pays partenaires où la Coopération belge au Développement soutient des projets dans le domaine de l’éducation (RDC, Burundi, Ouganda et Palestine) ou via le GPE, la Belgique s’implique dans la promotion de ce droit.
  • La Coopération belge au Développement soutient aussi des programmes menés par des acteurs non-gouvernementaux qui ciblent les droits de l’Enfant. Notamment, les interventions qui s’adressent aux enfants des rues et qui visent à leur procurer un environnement plus sûr, un accès à la formation, des perspectives d’avenir.

Les efforts de la Belgique pour les droits de l’Enfant sont donc constants. Cependant, des défis majeurs restent nombreux: trop d’enfants et de jeunes vivent dans la pauvreté, trop d’enfants sont victimes des conflits et en subissent les conséquences, comme les déplacements et la migration.

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