Expérience camerounaise

Jana Vrancken
01 août 2016
Mon rêve d'enfance, peut-être partagé par d’autres jeunes, s’est réalisé. Pendant des années, j’ai caressé l'idée de faire quelque chose de ma vie, une bonne action, pour le monde. C’est pourquoi j’ai choisi de suivre le bachelor complémentaire « Coopération internationale Nord-Sud » . En octobre 2015, je suis partie vivre et travailler au Cameroun durant six mois, baignée dans une culture complètement différente de celle que j’avais connue les 24 années precedents.

Quelle excitation !

Je me souviens de la soirée du mardi 26 mai 2015 : dans un grand auditorium, je buvais les paroles de mes prédécesseurs narrant leurs expériences et leurs aventures. Bien que j’étais déjà certaine à 95 % de suivre cette formation, tout semblait encore un peu irréel. Les mois suivants, je me suis affairée aux préparatifs du voyage. Ce n’est que le 26 octobre – la veille de mon départ – que j’ai pris conscience que j’allais abandonner ma famille, mes amis et mon environnement familier pendant six mois. Je savais à peine à quoi m’attendre mais une fois au Cameroun, je ne tenais plus en place.

Treasure Centre

L’établissement de stage où je séjournais en semaine était un centre de jour dispensant un enseignement spécial à des enfants et des jeunes présentant un handicap intellectuel. Chaque classe exerce un « métier » comme confectionner des foulards, des chapeaux, des paniers en bois, des chaussures ou des bijoux. Ces séances techniques sont entrecoupées de leçons simples. Ma tâche consistait principalement à intégrer des activités artisanales dans le travail quotidien des enfants. Compte tenu du peu de matériel disponible, ces occupations ont requis énormément de créativité. J’ai donc recherché des solutions peu coûteuses. Par exemple, les enfants ont fabriqué un papillon à partir d'une bouteille en plastique, réalisé un arbre avec leurs mains et une voiture au départ d’un rouleau de papier toilette.

Epériences africaines

Tout ce temps, j’ai séjourné au sein d’une famille d’accueil camerounaise, en pleine immersion dans leur environnement catholique et leur culture. J’ai aussi découvert un tout autre monde! Après un peu plus d'une semaine, je me suis déjà retrouvée à l'hôpital local pour avoir bu l'eau du robinet.
Leçon 1: ne jamais boire l'eau du robinet en Afrique!

Ma vie là-bas était un tantinet différente : des seaux d'eau pour se laver, des souris et des cafards courant dans la cuisine, des coupures d’eau ou d’électricité, je dormais sous une moustiquaire et mangeais du foufou (pâte à base de fécule de maïs) et du njamanjama (plat de légumes). En outre, je lavais mes vêtements à la main avec un bloc de savon noir et tous les dimanches à six heures du matin, j’assistais à la messe.

Ce ne fut pas toujours rose, mais je garde un sentiment positif de cette expérience de vie unique. Je ne l’oublierai jamais! Je prévois même d’y retourner dans deux ans.

Jana devant la porte ornée d'un coeur du Treasure Center

Qui ?

Jana Vrancken, étudiante « Coopération internationale Nord-Sud »

Quoi ?

Partie habiter, travailler et vivre six mois au Cameroun

Pourquoi?  

Découvrir une nouvelle culture, grandir en sagesse et acquérir de l'expérience.

Cameroun
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