La Belgique vient en aide aux plus vulnérables en RDC : 5 témoignages

FAO & Julia Moisan
23 janvier 2018
En apportant son soutien à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Belgique aide de nombreuses familles à se reconstruire après une catastrophe naturelle ou une crise politique. C’est notamment le cas de tous ces habitants du Kasaï qui ont été forcés de se déplacer et peuvent aujourd’hui, grâce à l’aide reçue de la FAO et des ONG locaux, bénéficier de terres agricoles et de conseils pour se nourrir et sortir de l’insécurité alimentaire. Voici leurs témoignages.

Elisabeth Mutweli, personne déplacée interne, Tanganyika

Je remercie la FAO pour son assistance car elle m'a permis d'améliorer ma culture de patate douce. Nous avons reçu des houes, des arrosoirs et des bêches pour nos champs. Veuve depuis peu et mère de six enfants, je ne compte plus que sur les revenus de la production pour nourrir mes enfants. 

Elisabeth Mutweli remercie la FAO de lui avoir offert des outils pour cultiver.
© FAO/D. Kannah

Lazare Mashala, famille d'accueil, Kasaï

Par amour pour mon prochain, je ne pouvais pas laisser des gens souffrir devant mes yeux. C'est pour cela que j’héberge aujourd’hui quatre familles de déplacés. J’encourage les déplacés à cultiver la terre. Cela nous permettra d’augmenter notre production agricole. L’appui de la FAO m’a permis d’apprendre beaucoup de nouvelles techniques. Les plantes sont comme les hommes, elles ont besoin de soins et de nourriture.

Lazare Mashala prend soin de ses plantations.
© FAO/D. Kannah

Godet Tshitita, personne déplacée interne, Kasaï

Mes parents ont été assassinés. Notre maison a été incendiée. J'ai dû abandonner les animaux de mes parents et tout ce que j'avais. Mes parents avaient des chèvres et des cochons. Nous avions aussi des meubles. Aujourd'hui, je dois tout recommencer à Tshikapa. Avec l’appui d’une ONG et de la FAO, j’ai commencé à produire des amarantes, des choux et des aubergines.  J'ai pu en vendre une partie et acheter du poisson salé et de la viande séchée. J'ai pu acheter aussi du savon et des vêtements.

Godet Tshitita devant ses plantations.
© FAO/D. Kannah

Agnès Lupetu, personne déplacée interne, Kasaï

La milice a incendié ma maison. J’ai été gravement brûlée. Mes six enfants ont péri dans l’incendie. Mon mari a tenté de s’échapper. Mais depuis il est porté disparu. Cela fait trois mois. Je suis restée deux jours dans la brousse sans traitement. Des passants m’ont amené à Tshikapa où j’ai reçu un lopin de terre. J’ai pu commencer une culture de haricots.

Agnès Lupetu cultive des haricots.
© FAO/D. Kannah

Gisèle Tshela, personne déplacée interne, Kasaï

En fuyant, j’ai croisé des gens en chemin. J’ai ressenti des contractions. On m’a aidée à accoucher sur la route. Après l’accouchement, une jeune fille s’est occupée de ma petite fille. Arrivée à Tshikapa, on m'a informé que la FAO et des ONG locales fournissaient des terres aux déplacés. J'ai commencé à produire des haricots, des choux, des tomates et des aubergines. Maintenant, je peux nourrir ma famille. 

Gisèle Tshela devant ses cultures, son enfant sur un bras, tenant une houe dans l’autre main.
© FAO/D. Kannah
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