La biodiversité : un réservoir de solutions pour le développement durable

Barbara Vincke
01 décembre 2016
Nous savons tous que le développement durable « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins." Mais combien sont conscients de l’importance de la biodiversité pour garantir cette capacité à satisfaire nos besoins les plus essentiels? La Coopération belge au développement l’a bien compris.

La biodiversité, n'est pas qu’une multitude de bestioles dont on pourrait bien se passer, c’est la variété de la vie à tous les niveaux. L’Homme fait partie de ces écosystèmes où chaque élément, chaque interaction a sa place, sa fonction et son importance. Leur complémentarité permet l’équilibre et la résilience nécessaires pour produire les services écosystémiques indispensables à l'Homme, qui en dépend et les impacte.

Dégrader par ignorance

En Coopération au développement, l’importance des services écosystémiques est flagrante. La survie de populations vulnérables du Sud dépend directement des ressources fournies par leur environnement. Or celui-ci est trop souvent dégradé par ignorance. 

Surtout dans les zones urbaines, de plus en plus importantes, où il est facile d’oublier que la nature fournit nourriture, air pur, eau, carburant, médicaments…

Consciente que la biodiversité est la base de tout développement socio-économique et qu’il est essentiel de préserver ce réservoir de solutions présentes et futures, la Coopération belge au Développement a construit sa stratégie environnementale sur une approche écosystémique, une gestion intégrée qui replace les différents éléments dans leur contexte.

En effet, pour qu’une action de développement soit véritablement durable, il faut qu’elle tienne compte de la logique de ces écosystèmes, souvent complexe, et contribue à sensibiliser, éduquer et renforcer les capacités des différents intervenants sur base de données scientifiques fiables.

Expertise internationalement reconnue

L’expertise internationalement reconnue en matière d’établissements scientifiques tels que l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et le Musée royal de l'Afrique centrale, et leur engagement pour le développement, sont une véritable valeur ajoutée pour la Belgique.

Face au défi de l’intégration transversale de l’environnement, qui est une obligation légale, la plateforme de recherche KLIMOS a développé un ‘kit d’outils’ permettant aux différents intervenants d’intégrer tous les aspects de l'environnement dans leurs activités.

Enfin, pour assurer une cohérence entre les différentes actions, la Belgique encourage les collaborations, synergies et complémentarités. De nombreux partenaires suivent le mouvement. Un bel exemple est la récente initiative de la plateforme belge de l’enseignement et de la formation au sein de la coopération au développement, Educaid, qui réunit autour d’un projet 'environnement et éducation', des acteurs de la coopération directe et indirecte ainsi que du monde scientifique.

Dans le secteur de la santé aussi, la conscientisation d’adopter une approche intégrée fait son chemin. De nombreuses initiatives financées par la Belgique s’inscrivent volontairement dans le mouvement OneHealth, qui souligne l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale ainsi que l’importance de la biodiversité.

Le dernier ‘peer review’ de l’OCDE a salué les efforts d’intégration de la biodiversité dans la Coopération belge au Développement.

De tout temps, l'homme s'est inspiré de la nature pour se développer et a trouvé des remèdes dans des espèces sauvages parfois inconnues. Une dynamique est enclenchée et la Belgique continuera à agir pour la préservation de la biodiversité, ce réservoir de ressources et de solutions, pour un développement durable.

Les gorilles du parc national de Kahuzi-Biega, au Congo, se soignent avec les mêmes plantes médicinales que celles utilisées par les tradipraticiens pygmées, comme le démontrent les études de Chantal Shalukoma dont le doctorat a été financé par la coopération belge. Ils sont tous hommes, animaux et plantes menacés d’extinction.

 

Un gorille couché
© François Muhashi/RBINS
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