La Défense a achevé avec succès son mandat au Mali

Stijn Verboven & Arturo Biglia
08 février 2018
Pour son troisième mandat consécutif, la mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM) a vu la Belgique occuper son commandement jusque fin janvier 2018. De 180, le nombre de militaires belges prenant part à la mission est passé à une vingtaine.

 

Le 22 décembre 2012, le président malien a demandé officiellement de l’aide pour stabiliser son pays. L’Union européenne a répondu favorablement et a mis sur pied la Mission européenne d’Entraînement au Mali en février 2013. Prolongée en mai 2014, l’EUTM le sera à nouveau en mars 2016, et cette fois sous le commandement de la Belgique.

Cette crise fait suite au coup d’Etat qu’a connu le Mali le 22 mars 2012, et l’instabilité qui en a résulté a permis aux Touaregs et à différents groupes islamistes radicaux de s’emparer de vastes zones dans le nord du pays. Malgré le succès de l’opération Serval (ou Barkhane) menée par la France en janvier 2013, et la restauration de l’autorité de l’Etat malien fin janvier 2013, les groupes terroristes sont restés très actifs dans le pays.

Concrètement, ce troisième mandat sous tutelle belge ne visait plus uniquement à donner des instructions à des bataillons militaires entiers. L’EUTM s’est en effet concentrée sur une vision à long terme, en appuyant la formation d’instructeurs et de l’état-major maliens, de manière à ce qu’ils puissent former leurs propres militaires. La zone du mandat a de plus été étendue, notamment aux villes de Gao et Tombouctou.

Des soldats maliens reçoivent un certificat
© Daniel Orban

En 2018, la Défense se concentrera davantage sur la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA). Quarante militaires belges du Bataillon de Chasseur à Cheval y participeront, et un soutien aérien sera apporté (2 hélicoptères et une cinquantaine de membres d’équipage).

Pour l’Union européenne, le Mali est un partenaire important en Afrique parce que relativement stable et pacifique, du moins jusqu’en mars 2012 et le coup d’état orchestré par un capitaine de l’armée. La position et l’importance géographique du pays font de sa stabilité une condition sine qua non de la sécurité de la région du Sahel, et plus largement du continent africain.

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