Le tourisme à la rescousse de la biodiversité

Chris Simoens (23)
22 mai 2017
« La biodiversité et le tourisme durable », tel est le thème de la Journée internationale de la biodiversité du 22 mai. L'année 2017 est en effet l'Année internationale du tourisme durable pour le développement. Mais que peut faire le tourisme durable pour la biodiversité ?

 

La biodiversité - le réseau d'espèces et d'écosystèmes sur notre planète - nous fournit de nombreux services vitaux tels que l'eau pure, la pollinisation et les plantes médicinales. Ceux-ci auraient, selon les estimations, une valeur économique de dizaines de trillions de dollars. Malgré tout, cette riche diversité s’épuise à une allure vertigineuse. Il est grand temps de lutter contre cette perte !

Mais si la nature créait des emplois, les habitants seraient nettement plus enclins à soigner leur environnement naturel.

Braconniers

Les pays en voie de développement offrent les plus grandes richesses en matières de biodiversité. Paradoxalement, la pauvreté pousse les habitants à couper des arbres, à brûler certaines parties de la forêt ou à chasser de la « viande de brousse ». Mais si la nature créait des emplois, les habitants seraient nettement plus enclins à soigner leur environnement naturel. Au Congo, d’anciens braconniers de gorilles sont entretemps devenus gardes forestiers ou guides nature. Ils mettent leur connaissance de ce biotope particulier au service de la protection de la nature. Les touristes peuvent eux aussi prendre conscience de l'importance de la biodiversité pour tous et du besoin urgent de protection.

Plongée en apnée

Le tourisme peut contribuer à la protection de la nature : ce secteur économique en dépend fortement. En effet, parmi les différentes destinations de voyage, celles offrant une nature à couper le souffle sont les plus prisées : de la plongée en apnée entre les récifs coralliens, un trek à travers la forêt équatoriale, l'observation des « Big Five » pendant un safari en Afrique, entre autres. Les scientifiques ont récemment tiré la sonnette d'alarme à propos de la Grande Barrière de Corail, un atout essentiel du Queensland (Australie).

Le secteur du tourisme gagne chaque année quelque cinq milliards de dollars australiens, en grande partie grâce au récif.

Plongeur dans la Grande Barrière de Corail
© Shutterstock

Mais même pour des vacances à la plage, il faut de l'eau propre et un écosystème côtier fonctionnel. Le secteur touristique a donc tout à gagner d'un environnement sain.

Code éthique

Les touristes ne doivent pas déranger les écosystèmes fragiles. Il faut donc faire très attention à ne pas dépasser la capacité des richesses naturelles. C'est pour cette raison que l'Organisation mondiale du Tourisme (OMTNU) a élaboré un code éthique pour le tourisme, ainsi que des recommandations concernant le tourisme et la biodiversité. Elle plaide entre autres pour l'écotourisme.

Le voyageur individuel a en effet son rôle à jouer. Nous donnons déjà quelques idées dans notre article « 17 conseils pour voyager durablement » (hyperlink). Il va de soi qu'il faut laisser les animaux et les plantes en paix, éviter les déchets et consommer l'eau et l'énergie avec parcimonie. La coopération belge au développement fait beaucoup d'efforts pour attirer l'attention sur la biodiversité lors de ses actions.

http://biodiv.unwto.org 

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