Mondiapolis-Oxfam : Les Carrefours du monde

Trang Dao
01 décembre 2016

Depuis de nombreuses années, Oxfam Belgique organise un projet éducatif intitulé ‘Les Carrefours du monde’ visant à sensibiliser et à susciter la mise en action. Ce projet comprend deux ateliers d’immersion : l’atelier Bolivie, sur l’impact des changements climatiques, et l’atelier Mondiapolis qui s’intéresse au comportement de consommation et aux conséquences de l’exploitation des ressources naturelles sur l’environnement et sur les travailleurs. Glo.be a pris part à l’atelier Mondiapolis pour mieux comprendre la méthode de travail d’Oxfam Belgique.

Tout au long de l’atelier, diverses activités nous furent proposées pour comprendre au mieux le message véhiculé par Oxfam Belgique. Accompagnés par des élèves de l’organisme de formation « la Centrale Culturelle Bruxelloise », nous fûmes placés au centre d’une pièce remplie de nombreux aliments et objets issus de notre quotidien. Après les avoir longuement observés et étudiés, nous nous sommes aperçus combien nos vies sont influencées par des multinationales qui dominent le système économique et financier mondial. « Le but n’est pas d’attaquer les multinationales comme Coca-Cola parce qu’elles lancent des produits populaires », a expliqué Julien Ureel, collaborateur du service de formation d'Oxfam Belgique. « Ce qui nous importe est la manière dont elles s’approprient les ressources naturelles dans l’élaboration de ce produit. »

 

Je suis consciente maintenant ! Je vais essayer de consommer mieux en adaptant mon comportement et en faisant notamment plus attention aux marques

Divisés en petits groupes, nous nous sommes par la suite imprégnés de l’univers des creuseurs et de leurs familles dans les mines de coltan en République Démocratique du Congo (RDC). Celles-ci constituent une stratégie de survie face à l’extrême pauvreté, à la violence et à l’insécurité. Baignés dans cet univers du coltan, nous avons découvert les conditions dangereuses et pénibles dans lesquelles adultes et enfants travaillent tous les jours pour un faible revenu. Dans ces mines, le danger est constant : les pentes raides, les effondrements dans les puits et galeries, les maladies. Plusieurs rapports des Nations Unies mettent par ailleurs en cause la responsabilité des entreprises actives dans le commerce du coltan en RDC.

 

Deux collaboratrices d’Oxfam dans une usine textile au Cambodge.
© Oxfam

Nous avons par après partagé nos observations avec les membres des autres groupes qui nous ont livré leurs impressions sur les secteurs du sucre et du coton. Face à tous ces dangers et tristes réalités, nous avons compris l’importance de la prise de conscience d’une problématique, pour ensuite entreprendre le travail de plaidoyer auprès des politiques et de sensibilisation au niveau de l’éducation des jeunes.

Transportés ensuite au Cambodge, nous avons pénétré l’ambiance étouffante d’une usine de vêtements où travaillent des centaines de femmes dans des conditions délicates, avec peu de sécurité, un horaire interminable et un bas revenu. Éloignées de leurs familles, elles ne peuvent former de syndicats et vivent dans des logements précaires.  

Le tour du monde achevé, nous sommes retournés au siège d’Oxfam Belgique à Bruxelles où une élève nous a témoigné que l’atelier l’avait changée : « Je suis consciente maintenant ! Je vais essayer de consommer mieux en adaptant mon comportement et en faisant notamment plus attention aux marques. ». Les ateliers d’immersion comme ceux d’Oxfam constituent une des manières par laquelle la Coopération belge au Développement essaie de mobiliser la population pour un monde plus juste.

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