Quand l’économie sociale et solidaire rencontre la coopération au développement

SOS Faim
03 août 2017
A travers une vidéo, SOS Faim souhaite mettre en lumière le mariage fructueux qu’Autre Terre effectue entre l’économique et le social, et ce aussi dans le Sud.

L’économie sociale n’est pas récente. L’esprit solidaire et coopératif véhiculé par l’économie sociale est aussi ancien que l’association humaine. Formalisée dans les années 1970, l’économie sociale et solidaire peut aujourd’hui ressembler à un « fourre-tout ».Elle rassemble en effet divers statuts d’entreprises, représentée dans quasiment tous les secteurs d’activités, représentant tout type de personnes. Toutefois, l’ouvrage intitulé Economie sociale et solidaire, coordonné par Jacques Defourny, montre une forme d’unité, de point commun à tous ces groupes disparates : la solidarité en collectif.

Troisième secteur

Souvent vue comme un « troisième secteur », entre le secteur privé et le secteur public, l’économie sociale se distingue des entreprises privées « classiques » par : (1) sa finalité sociale, (2) son processus de décision démocratique et (3) son mode de répartition des revenus privilégiant l‘humain face au capital. En comparaison avec le secteur public, l’ESS se distingue par son autonomie de gestion : autonomie budgétaire.

Le modèle est intéressant ! Au sein du projet SUSY, financé par l’Union Européenne, SOS Faim a souhaité illustrer le modèle en mettant en lumière le travail d’un membre du Groupe Terre. Ce groupe rassemble dix entreprises sociales opérant en Belgique dans différents secteurs (recyclage de vêtements, papier, etc.), et comptant 350 employés. Autre Terre, structure présentée dans cette capsule vidéo, est une ONG de droit belge menant une série d’activités qui ont comme thème transversal l’économie sociale et solidaire. Basée à Liège, elle est active sur les territoires de la Wallonie et de Bruxelles ainsi qu’en Afrique de l’Ouest et en Amérique latine. En Afrique de l’Ouest et au Pérou, les secteurs d’activités principaux de l’ONG sont la gestion des déchets en zone urbaine et l’agroécologie.

L’économie sociale se distingue des entreprises privées « classiques » par : (1) sa finalité sociale, (2) son processus de décision démocratique et (3) son mode de répartition des revenus privilégiant l‘humain face au capital.

Une économie au service des gens

A travers cette capsule, SOS Faim souhaite mettre en lumière le mariage fructueux qu’Autre Terre effectue entre l’économique et le social mais aussi entre l’économie sociale et solidaire et la coopération internationale. Le volet économique est présent car tous les projets soutenus par Autre Terre ont pour objectif la mise en place d’une unité économique qui est censée avoir une certaine rentabilité. Mais il y a une volonté forte de permettre aux gens de s’approprier l’économie là où ils sont, de faire en sorte que l’économie soit à leur service. Le volet social est donc tout aussi important que le volet économique. Autre Terre ne développe ainsi pas ses propres activités économiques. Sa volonté est de développer des programmes conjoints avec des organisations locales en Afrique de l’Ouest et au Pérou, reposant sur des initiatives économiques à finalité sociale, et de  s’inspirer des bonnes pratiques de ses partenaires du Sud et de partager les siennes.

Économie sociale
Retour Economie
Imprimer
Dans la même thématique - Article 5 /7 La campagne : moteur de l'emploi