Thérèse aide à prévenir les maladies en RD Congo

Oxfam
22 juin 2018
Thérèse habite dans le camp de Kalunga, avec ses 9 enfants âgés de 7 à 17 ans. Avec Oxfam, elle aide à prévenir des maladies dans le camp. Récemment, le virus Ebola a refait surface dans le pays, rendant son rôle encore plus important.

La République démocratique du Congo (RD Congo) ne connaît que trop bien Ebola. Régulièrement, le virus meurtrier y refait surface. La nouvelle épidémie est actuellement limitée à quelques régions du pays, et fait l’objet d’une surveillance étroite.

 

Un virus qui s’ajoute à la famine et aux violences

Ebola est une nouvelle menace pour des populations déjà fragilisées par d’incessants conflits. Les violences entre les groupes ethniques Bantu et Twa, et les confrontations violentes entre groupes armées dans la province de Tanganyika (sud-est de la RD Congo), ont en effet poussé 654.000 personnes sur les routes. Des milliers de familles sont en danger à cause d’une pénurie alimentaire qui ne fait que s’aggraver.

Thérèse fait partie des nombreuses personnes qui ont dû fuir les violences et se sont retrouvées au camp de Kalunga. Elle y a suivi une formation en chargée de promotion de l'hygiène donnée par Oxfam. Chaque jour, elle aide au nettoyage des installations sanitaires et distribue des pastilles purificatrices d’eau aux familles. Elles sont ainsi assurées de consommer de l’eau propre.

Oxfam travaille en Tanganyika depuis 2017. Elle y a déjà aidé 58.302 personnes : aussi bien des réfugiés que celles et ceux qui les accueillent dans leur communauté. Oxfam met en place des installations sanitaires et fournit de l’eau potable.

Femme à côté d'une pompe à eau dans un camp de réfugiés
© Diana Zeyneb Alhindawi/Oxfam

Une bonne hygiène pour prévenir les maladies

Oxfam travaille en Tanganyika depuis 2017. Elle y a déjà aidé 58.302 personnes : aussi bien des réfugiés que celles et ceux qui les accueillent dans leur communauté. Oxfam met en place des installations sanitaires et fournit de l’eau potable.

Nous travaillons également avec des bénévoles locaux qui informent les habitants des camps de l’importance d’une hygiène correcte pour leur santé.

 

"Je n'avais plus rien"

Thérèse est arrivée au camp de Kalunga en novembre 2016, après l’attaque de son village. Pendant cette attaque, elle a été séparé d'un de ses enfants et de son mari. « On est parti comme ça, témoigne Thérèse. On n’a pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit. Il fallait prendre les enfants et courir."

Thérèse a recherché son fils et son mari pendant trois mois, sans succès, jusqu’à ce qu’on lui annonce que leurs corps avaient été retrouvés. "Dans ma vie, j’ai déjà vécu la guerre, explique-t-elle. Mais je n’ai jamais été forcée à quitter ma maison et à vivre dans un camp. Je n’avais jamais vécu de telles violences.

On a marché pendant deux jours avant d’arriver. J’avais tellement de choses qui me traversaient l’esprit. Parfois, j’aimerais être morte à la place de mon mari, parce que ce fardeau est trop lourd à porter. J’ai pu sauver 9 de mes enfants. L’une de mes filles est paralysée donc j’ai dû la porter tout le long du trajet. »

« Nous sommes arrivés dans le camp en novembre et on a été bien reçus. On nous a donné à manger les deux premiers mois et un peu d’argent pour nous aider à acheter d’autres choses en magasin. Mais comment peut-on élever neuf enfants dans ces conditions ? "

Petite rue dans un camp de réfugiés avec des gens en mouvement
© Diana Zeyneb Alhindawi/Oxfam

Les premières victimes : femmes, enfants et personnes âgées

"Jamais je n’aurais pensé me retrouver ici. Poursuit Thérèse. Avant, mon but était d’économiser assez pour construire une maison où ma famille pourrait avoir une vie confortable et ordinaire. Mais je ne peux plus imaginer quoi que ce soit au-delà d’aujourd’hui. Comment puis-je penser à la bonne éducation de mes enfants alors que je ne sais pas d’où viendra leur prochain repas ? »

Ils ont vu des proches se faire assassiner, leur village brûler et leurs champs détruits… Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables face aux conflits. En plus, la situation ne se calme pas et des violences peuvent éclater à tout moment. Comme ces déplacés ne peuvent pas rentrer chez eux, il leur est difficile de reconstruire leur vie.

"Ici, tout le monde souhaite rentrer dès que les conflits seront terminés. D’autres sont déjà partis, afin de voir ce qu’il reste de leurs champs et de leurs autres biens." explique Thérèse.

 

Grâce à Thérèse et Oxfam, de l’eau pour sauver des vies

De bonnes mesures d’hygiène et un accès à l’eau potable permettent d’éviter de nombreux décès. C’est pourquoi Oxfam organise des distributions d’eau à grande échelle, et fournit des installations sanitaires. Deux mesures qui permettent d’éviter les maladies.

Mais notre action ne s’arrête pas là. Pour toucher au maximum les populations concernées, nous formons des personnes sur place aux principes d’hygiène essentiels. Dans le camp de Kalunga, 61 femmes ont ainsi été formées au rôle de chargée en promotion de l’hygiène.

Des millions de déplacés à travers le pays

 

Les conflits en cours en RD Congo, entre autres dans les provinces du Kasaï, du Tanganyika, d’Ituri et du Kivu ont provoqué la fuite d’énormes populations. On estime que 13 millions de Congolais ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

Oxfam s’implique dans cette crise à court et à long terme. Nous fournissons actuellement 400.000 personnes en eau potable, installations sanitaires et – pour les plus vulnérables – en argent comptant. Mais les besoins vont en grandissant. Et le risque d’une nouvelle épidémie d’Ebola est particulièrement inquiétant.

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