Un environnement sain en héritage

Julia Moisan
26 juin 2018
D’après les rapports « Don’t Pollute My Future! » et « Inheriting A Sustainable World? » publiées en 2017 par l’OMS, chaque année, la pollution environnementale causerait la mort de 1,7 millions d’enfants.

Chaque année, les risques liés à l’environnement, tels que la pollution de l’air intérieur et extérieur, le tabagisme passif, l’eau non potable, le manque d’infrastructures sanitaires et une hygiène inadéquate, sont responsables de la mort de près d’1,7 millions d’enfants de moins de cinq ans (donc plus d’un décès sur quatre dans cette tranche d’âge). Tous ces risques peuvent entrainer des maladies telles que la diarrhée, la malaria et la pneumonie.  Selon l’ex-Directrice-générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Dr. Margaret Chan, les enfants sont d’autant plus vulnérables à un air ou une eau polluée parce que leur organisme et leur système immunitaire est encore en plein développement. Par conséquent, un environnement plus sain, avec entre autres de l’eau potable sûre et des combustibles de cuisson propres, pourrait drastiquement réduire la mortalité infantile.

De plus, les enfants finissent par être exposés à ces conditions néfastes déjà bien avant leur naissance, alors même qu’ils sont dans le ventre de leur mère. Et plus l’exposition est forte, plus le risque de naissance prématurée devient élevé. Mais ce n’est pas tout : plus l’enfant est exposé à la pollution intérieure et extérieure et au tabagisme passif, plus il court le risque de développer une maladie cardiaque, une pneumonie ou une maladie respiratoire chronique, comme l’asthme.  

Plusieurs mesures peuvent être prises : un meilleur accès à l’eau potable, une pollution intérieure et extérieure moindre (dans les écoles aussi), des meilleures infrastructures sanitaires et une meilleure hygiène (en particulier pour les femmes enceintes), une exposition moindre des femmes enceintes au tabagisme passif...

Chaque année, près de 570 000 enfants de moins de cinq ans succombent à une maladie respiratoire, 361 000 enfants meurent des suites de diarrhées provoquées par un manque d’eau potable, d’hygiène et d’infrastructures sanitaires, 270 000 enfants prématurés meurent au cours de leur premier mois de vie et près de 200 000 enfants meurent de la malaria, maladie qu’il serait possible de prévenir grâce à des mesures environnementales.

Les déchets électroniques et électriques mal recyclés (comme les vieux téléphones mobiles) peuvent eux aussi exposer les enfants à des toxines entrainant ainsi un déficit de l’attention, une intelligence limitée, des lésions pulmonaires ou encore un cancer. Malheureusement, une augmentation de 19% de ces types de déchets est prévue entre 2014 et 2018, atteignant jusqu’à 50 millions de tonnes métriques d’ici 2018.   

Plusieurs mesures peuvent être prises : un meilleur accès à l’eau potable, une pollution intérieure et extérieure moindre (dans les écoles aussi), des meilleures infrastructures sanitaires et une meilleure hygiène (en particulier pour les femmes enceintes), une exposition moindre des femmes enceintes au tabagisme passif, moins de nuisances sonores, et la sensibilisation des enfants à l’importance d’une bonne alimentation. Des mesures peuvent aussi être prises dans le domaine de l’aménagement urbain, comme par exemple plus d’espaces verts, plus de zones piétonnes sécurisées et plus de pistes cyclables. Quant à l’agriculture : une utilisation réduite des pesticides et l’interdiction du travail des enfants.

Les Objectifs de Développement durable de l’ONU ont établi que d’ici 2030, aucun nouveau-né ou enfant en dessous des cinq ans ne devrait plus succomber à une maladie pouvant être évitée. Afin d’atteindre cet objectif, toutes ces mesures devraient être mises en œuvre dès que possible.  

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