Une mission importante aux Nations Unies à New York

Flore De Pauw & Launy Dondo
02 décembre 2019
Flore De Pauw et Launy Dondo ont représenté la jeunesse belge lors d’un forum des Nations Unies sur les Objectifs de développement durable (ODD). Découvrez leur récit.

Qui ?

 

Flore De Pauw et Launy Dondo, les représentantes de la jeunesse belge aux Nations Unies, déléguées respectivement du Vlaamse Jeugdraad et du Conseil de la Jeunesse.

 

Quoi ?

 

Elles ont représenté la jeune génération belge à un forum des Nations Unies de haut niveau sur les ODD.

 

Pourquoi ?

 

La participation des jeunes n’est certainement pas tenue pour acquise ! Nous devons continuer à assurer le droit de parole des jeunes dans les débats, par exemple au forum des Nations Unies sur les ODD.

 

Le mandat de représentant de la jeunesse auprès des Nations Unies est très intéressant car il permet une immersion dans deux mondes, celui de la jeunesse d’une part et, celui des affaires étrangères et internationales d’autre part.

Ce n’est pas sans raison que le sigle « ONU » (Nations Unies) figure dans notre titre. Launy et moi nous sommes envolées à New York en juillet 2019 pour assister au Forum politique de haut niveau (FPHN), une assemblée des Nations Unies lors de laquelle les États membres évaluent les Objectifs de développement durable (ODD).

 

Une visite brève mais intense

Nous avons particulièrement apprécié les premières journées, très remplies : nous avons exploré Manhattan, fait la connaissance d’autres jeunes représentants auprès des Nations Unies et tenté de trouver notre chemin dans le quartier général de l’Organisation. Croyez-moi, il faut quelques jours pour se familiariser avec les lieux. En tant que représentant de la jeunesse auprès des Nations Unies, on ne se rend qu’une seule fois à New York. Notre plan ? En faire une visite courte et intense et vivre un maximum d’expériences en 8 jours.

Notre plan ? En faire une visite courte et intense et vivre un maximum d’expériences en 8 jours.

Nous n’avions pas de temps à perdre. Le premier jour, nous avons assisté à partir de 7 heures à la séance du matin du Groupe des Nations Unies pour les enfants et les jeunes. Qu’est-ce au juste ? Replaçons les choses dans leur contexte. Lors du FPHN, différents « groupes majeurs » prennent en charge un forum. Ces groupes se composent de segments sous-représentés de la société qui tirent souvent de grands avantages des progrès dans le domaine des ODD.

En plus, par exemple, du groupe des peuples autochtones et du groupe des femmes, il existe un « groupe majeur » des enfants et des jeunes dont nous faisons partie en notre qualité de représentantes de la jeunesse auprès des Nations Unies. Ces séances du matin nous ont donné une meilleure idée des points intéressants à l’ordre du jour. En outre, nous avons fait la connaissance de jeunes de la société civile venus du monde entier.

Après la réunion du matin, nous nous sommes empressées de rejoindre les locaux des Nations Unies afin d’assister à la réunion avec la délégation belge. Dans un « salon des délégués » presque désert, nous avons parcouru le programme du jour. Les matins suivants se sont déroulés de manière semblable.

Flore De Pauw et Launy Dondo, ainsi que d'autres représentants de la jeunesse, devant un énorme drapeau européen.
© Flore De Pauw

Mode éthique et durable

Outre les séances du matin, nous avons également assisté à une multitude d’événements parallèles sur des thèmes tels que « Tackling poverty from below » ou « Data revolution for Ensuring Decent Work for All with a focus on youth ». Ou un événement parallèle sur la mode éthique et durable que nous avons organisé,par hasard, à la Représentation permanente de la Belgique !

Nous ne serions pas des « représentants de la jeunesse auprès des Nations Unies » si nous ne prenions pas un peu distance vis-à-vis du format préétabli utilisé lors des événements parallèles (ce qui bien entendu ne porte pas préjudice au contenu). Nous avons interrogé notre public sur ses choix vestimentaires (durables) et nous lui avons demandé de choisir des propositions, à partir desquelles nous avons engagé un débat..

Même les experts n’étaient pas les membres onusiens habituels. Par exemple, Launy a partagé ses connaissances sur les labels durables et éthiques, l’activiste de l’industrie de la mode Céline Semaan a parlé d’économie circulaire et de Slow Factory, et Elena Arengo, du Forum international des droits du travail, a informé le public au sujet de l’aspect social et des droits du travail.

 

Continuer à frapper du poing sur la table

Nous avons tenté – avec nos homologues – de souligner autant que possible l’importance des représentants de la jeunesse issus des pays du Sud, un groupe aujourd’hui encore sous-représenté. Il faut également continuer à encourager la participation des jeunes en général.

Nous avons planifié un entretien avec Inga Rhoda King, la présidente de l’ECOSOC (= l’organe chargé de la coordination des aspects économiques et sociaux des Nations Unies), et avec Maria Fernanda Espinose, la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies. Intéressant à savoir : Hajar, notre homologue néerlandaise, l’a rattrapée après la séance d’ouverture officielle pour organiser un entretien. Il faut parfois contourner le protocole.

L’avis critique, entre autres des jeunes, est indispensable pour rappeler aux États membres que nous ne nous impliquons pas autant que nous voulons le laisser paraître. Au contraire.

En résumé, nous avons vécu une expérience extrêmement intéressante qui nous a également permis de nous confronter à la réalité. La participation des jeunes ne va absolument pas de soi ! Nous devons continuer à veiller à ce qu’ils aient voix au chapitre dans des débats tels que celui-ci. L’avis critique, entre autres des jeunes, est indispensable pour rappeler aux États membres que nous ne nous impliquons pas autant que nous voulons le laisser paraître. Au contraire. D’énormes défis restent à relever en matière de changement climatique, de pauvreté et de paix et sécurité. Les ODD constituent un bon point de départ mais il ne faut pas s’en tenir aux belles paroles. C’est pourquoi nous devons tous continuer à frapper du poing sur la table.

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