Lecture rapide

Goedele Liekens blogue depuis New York

Goedele Liekens
22 septembre 2017
New York, 21 septembre 2017 - C’est le grand jour aujourd’hui : à la demande d’Alexander de Croo, j’anime un débat de haut niveau à l’ONU sur « l’utilisation des données géospatiales pour améliorer le planning familial ». Ça a l’air compliqué, à première vue. À l’ONU, ils planchent à fond sur le sujet. L’idée c’est d’améliorer l’aide en mesurant les besoins sur le terrain. Et oui, l’efficacité, ça concerne aussi l’aide au développement. Elle aussi doit être plus efficace.

 

À la tribune, que des gens haut placés et intelligents : des ministres béninois et sénégalais, le CEO d’une société de traitement de données high-tech et, bien sûr, notre ministre de la Coopération au Développement, Alexander de Croo. Avec son homologue néerlandaise, il est l’initiateur de She Decides, un mouvement mondial qui lutte pour les droits des filles et des femmes, plus spécifiquement pour leurs droits sexuels et reproductifs.

Plus de droits et un meilleur respect des droits de ces femmes. Est-ce que l’on n’en a pas déjà assez parlé? Et bien non. Une minorité seulement de filles à travers le monde a accès à la contraception moderne. Souvent, elles n’en ont même pas connaissance. So what??

Pouvoir choisir si l’on veut avoir des enfants, combien on en veut et à quel moment (euh… et aussi avec qui :-), c’est quelque chose d’essentiel. Vraiment. Les filles qui, grâce à la contraception, peuvent prendre leur destinée en main, c’est-à-dire aller à l’école, décrocher un diplôme et, plus tard, un emploi, avoir des revenus, sont beaucoup plus fortes et affirmées dans la vie. Elles participent à la société aussi bien sur le plan personnel, social, qu’économique. Des filles indépendantes et solides, formidable ! Le risque d’être confrontées à des violences sexistes (abus et violences sexuelles) recule à chaque année d’étude qu’elles font après leur 12 ans. En ayant la possibilité de faire ces choix familiaux, elles mettent au monde des enfants qui seront en meilleure santé, vivront plus longtemps et iront deux fois plus longtemps à l’école. Elles offrent donc un meilleur avenir à leur progéniture. Durable comme aide au développement, non ?

Pour améliorer cet accès au planning familial, la Belgique a lancé un projet pilote au Bénin et au Sénégal. Ce que j’en ai compris, avec mes capacités limitées dans le domaine du numérique, c’est que l’on collecte et compile toutes les données disponibles pour en tirer un maximum d’analyses actuelles. Quels sont les moyens de contraception dont les filles ont besoin ? Quel est le stock disponible? Combien de temps sont-ils bons et avons-nous suffisamment de collaborateurs médicaux pour réaliser, par exemple, une injection contraceptive? Voilà, l’idée c’est d’accomplir cette forme essentielle d’aide au développement mieux, de façon plus rapide et moins coûteuse. Et moi, j’ai pu participer à ça ! Comment ça s’est passé, ça il faut le demander aux autres, mais ça m’a plus. Bref, se rendre utile et joindre l’utile à l’agréable. C’est top!

 

Goedele Liekens – Goodwill Ambassador UNFPA

Goedele Liekens avec Alexandre de Croo lors d'une réunion à l'ONU
Nations unies Genre