Lecture rapide

La technologie blockchain peut sauver des vies

Freija Poot
27 avril 2018
Ce n'est plus un secret depuis longtemps : le besoin d'aide humanitaire augmente. Heureusement, l'innovation peut rendre l'aide humanitaire plus efficace, et la technologie blockchain en est l'exemple parfait. Désormais, la Belgique souhaite aussi en faire une de ses priorités. Au total, notre pays a investi cette année 20 millions d'euros dans l'innovation afin d'améliorer l'aide humanitaire.

 

Besoin d'innovation humanitaire

Les conflits de longue durée et le changement climatique renforcent le besoin d'aide humanitaire. Les paradigmes des actions humanitaires changent sans cesse et poussent les organisations humanitaires à s'adapter. La complexité et la fréquence des crises humanitaires s'accroît, mais grâce à l'innovation, on obtient des approches plus créatives. Ainsi, il est actuellement possible de collecter des données de manière ciblée et de réagir plus efficacement aux besoins humanitaires.

Une autre tendance se dessine : l'aide alimentaire - entre autres via le Programme alimentaire mondial (PAM) - est de plus en plus souvent payée en espèces. Les réfugiés ont donc la possibilité d’acheter eux-mêmes leur nourriture. Cette approche augmente l'autonomisation des réfugiés et renforce le marché local, aussi en temps de crise. Avec ce système, il est également possible d'atteindre un plus large public.

 

Engagement de la Belgique

La Belgique, en collaboration avec le PAM, souhaite utiliser la technologie blockchain pour effectuer des paiements en espèces dans les camps de réfugiés. Grâce au soutien belge, le PAM déploiera la blockchain d'ici mi-2018 pour chacun des 500 000 réfugiés syriens dans les camps en Jordanie. Avec la blockchain, les paiements en espèces pour l'aide alimentaire sont plus efficaces, plus sûrs et plus transparents. La technologie présente en outre l'avantage de réduire les frais de paiement.

 

Lisez le communiqué de presse.

Qu'est-ce qu'est la blockchain ?

  • L'idée date de 2008. La blockchain vise à exécuter des transactions monétaires sans l’intervention d’un intermédiaire financier traditionnel (tel qu'une banque).  
  • La blockchain est une base de données publique qui liste précisément chaque transaction.
  • La personne de confiance intermédiaire, telle qu'un notaire, est remplacée par un réseau d'ordinateurs.
  • Chaque nouvelle transaction est ajoutée aux données existantes, comme un maillon à une chaine, d'où le nom « blockchain ».
  • Chaque utilisateur peut contrôler la validité des transactions, ce qui rend la fraude impossible.
  • Le désavantage de ce système est qu’il utilise énormément d'énergie.
Aide humanitaire Innovation
Article suivant Soutien aux réfugiés du Kasaï en Angola