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Les Européens continuent à soutenir la coopération au développement

Alisson De Leenheer
05 octobre 2018
Selon le sondage annuel mené par la Commission européenne, l’Eurobaromètre 2018, les citoyens de l’UE restent positifs en ce qui concerne l’aide apportée par l’Union pour la coopération au développement.

 

Tout d’abord, le rapport montre que près de 90% des Européens pensent qu’il est important d’aider les populations des pays en développement. 71% des citoyens jugent que la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement devrait être une des principales priorités et que cette aide pourrait soit être renforcée ou maintenue à l’état actuel. Selon 71% des Européens, l’aide au développement est principalement efficace pour lutter contre la pauvreté, créer un monde en paix mais aussi afin de lutter contre l’immigration illégale (69%). La plupart des personnes interrogées (71%) estiment que l’aide financière est un bon moyen de soutenir la migration régulière et les pays en développement. Cependant, ils ne pensent pas que l’UE devrait donner plus d’argent qu’actuellement. Lorsqu’on aborde le secteur privé et son rôle à jouer, on compte 80% d’opinions favorables à son implication.

Un des points du sondage évoque la lutte contre la pauvreté. Il est intéressant de constater que 74% des sondés affirment qu’elle a une influence positive sur les citoyens et ajoutent même que c’est dans l’intérêt de l’UE d’y participer. De plus, ceux-ci précisent également que cet enjeu relève d’une obligation morale et que contribuer à la coopération au développement rend le monde plus juste et plus pacifique.

De plus, ceux-ci précisent que cet enjeu relève d’une obligation morale et que contribuer à la coopération au développement rend le monde plus juste et plus pacifique.

En matière d’implication personnelle dans l’aide aux pays en développement, plus de quatre citoyens sur dix s’engagent. Que ce soit en faisant des dons à des ONG ou des associations (plus d’une personne sur cinq) ou encore en faisant des choix éthiques lors de leurs achats quotidiens (21%). Si l’on compare au rapport de 2016, cette implication est légèrement inférieure mais reste toutefois supérieure à 2014 et 2015.

En ce qui concerne l’égalité des sexes, 86% des personnes interrogées jugent qu’il s’agit d’un domaine important et que les politiques de l’UE devraient se pencher sur le sujet. Les enjeux prioritaires étant, selon eux, la lutte contre la violence envers les femmes et les filles ; la lutte contre les attitudes discriminatoires à leur égard et enfin, soutenir leur accès à l’éducation.

La dernière question de cette enquête porte sur les sources d’information relatives aux questions de développement. Le top 3 se constitue, sans grande surprise, de : la télévision, les réseaux sociaux et les journaux nationaux. Ce sondage se veut optimiste et est très significatif puisqu’il rassemble l’opinion de 27 732 citoyens.

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