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Ralentir la croissance démographique au Rwanda

Helena Spriet
17 décembre 2019
Pour lutter contre la surpopulation au Rwanda, la Coopération belge au Développement travaille avec le Rwanda pour y améliorer le secteur de la santé, surtout dans le domaine sexuel et reproductif. Pour y parvenir, l’accent est mis sur la planification familiale.

 

Chaque jour, environ 227 000 personnes naissent dans le monde. Nous sommes déjà environ 7,7 milliards sur Terre. Cette croissance démographique pose plusieurs défis :pénuries potentielles d'eau, de nourriture, d'énergie et de matières premières.

La situation au Rwanda est alarmante : la population y a plus que doublé entre 1978 (4,8 millions) et 2012 (10,5 millions). En 2032, 16 millions de personnes devront y vivre. La densité de population au Rwanda, l'une des plus élevées d'Afrique, est de 512 habitants/km², contre 379,2 habitants/km² en Belgique. Bien que le nombre de naissances ait légèrement diminué depuis 2000, la croissance démographique, elle, reste élevée. Le nombre de naissances diminue trop lentement, alors que le nombre de décès diminue également.

Pourtant, un autre modèle démographique permettrait à l’économie rwandaise de prospérer :un modèle dans lequel il y aurait plus de personnes contribuant au système que de personnes qui en dépendent. Pour rendre cela possible, il faut investir davantage dans la planification familiale, investir plus dans l’éducation et dans le secteur de la santé. Au mieux, chaque dollar investi dans la planification familiale pourrait rapporter jusqu’à 112 dollars entre 2015 et 2050. C’est le secteur de la santé qui en tirerait le plus profit (48%), suivi par celui de l’éducation (28%) et celui de l’économie (20%).

Au mieux, chaque dollar investi dans la planification familiale pourrait rapporter jusqu’à 112 dollars entre 2015 et 2050.

Droit humain

La Coopération belge au Développement - par le biais de l'Agence belge de développement Enabel - alloue un montant total de 26,7 millions d’euros au gouvernement rwandais et travaille par ailleurs à un projet d’innovation mis en pratique à l’échelle des districts. Ce qui est nouveau pour Enabel, c'est le recours à un financement axé sur les résultats. L’agence ne verse pas d’argent tant que les résultats escomptés n’ont pas été obtenus.

En fin de compte, chaque habitant des districts concernés devrait avoir accès aux services liés à la planification familiale et aux droits sexuels et reproductifs. Il s’agit d’ un droit humain. Enabel met également l'accent sur l'autonomie de la population. Il faut enseigner les connaissances à la communauté et l’aider à changer ses pratiques sociales.

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